On
se lança alors à construire des décors inédits tels que "le moulin"
où évoluèrent meuniers et meunières, puis la place Saint-Jacques, etc…
Ces décors furent brossés par la maison Leduc et Goudissard, les machinistes
André Briand, Pierre Tampreau, Edouard Richard et toute l'équipe en
préparèrent les toiles à cet effet. Un orchestre, formé par Michel Laheux,
avec des collègues de la Cambronnaise, vint agrémenter le spectacle
: Monsieur Duguy en prit la direction ; pour les chants, Madame Mennejon,
toujours bien disposée, accepta d'en assumer la charge ; pour la sonorisation
d'alors, Monsieur Legrand fit de son mieux avec les moyens du bord.
Quant aux lumières, à l'électricité, Monsieur Bonnefon et son équipe
(entre autres Pierre Poupard qui, par la suite, prit la relève) ne nous
laissèrent pas trop souvent en panne, Eugène Corbineau s'occupa des
accessoires et costumes ; et puis pour ce qui est du trou du souffleur;
Joseph Caillé en assuma le rôle qui, entre nous, était le plus ingrat.
Les actrices et les acteurs, fin prêts, le spectacle pouvait commencer.