Historique du Cinéma Bonne Garde
 
 

Les origines :

Au sein de l'association, le cinéma n'est apparu qu'en 1927, après l'activité (exclusivement masculine) théâtrale. L'abbé Bonamy fut à son origine et le premier grand film présenté (muet, période oblige !) avait pour titre "La neige sur les pas", d'après le roman de Henri Bordeaux. Pierre Tampreau fut le premier projectionniste.

Une cabane en tôle abritait un projecteur et il fallait des interruptions régulières pour les changements de bobines. Un accompagnement musical pour donner plus "de vie" aux projections… et imaginez l'exploit lorsque, à Bonne-Garde ou ailleurs, l'artiste était aveugle. Il semblerait que Madame Menson ait joué ce rôle à une certaine époque. Il n'est pas infamant de penser que, comme dans beaucoup de paroisses à l'époque, le cinéma était la source de financement des autres activités cléricales d'éducation : écoles, patronage. Cela peut expliquer la grande présence et de l'enseignement libre et de cinémas dans l'ouest de la France.

La salle était horizontale et, les sièges n'allant pas tout à fait au fond, il avait été placé en toute dernière position, des bancs dont le dossier était fort haut. Lors des séances de forte affluence, les spectateurs, dont le postérieur était peu fragile, prenaient possession de ces bancs tandis que les plus jeunes s'installaient sur d'autres bancs, sans dossier, près de l'écran. Entre les deux, des sièges basculants en bois, qui signalaient par leur grincement intempestif l'arrivée des retardataires.

Ainsi va le cinéma, qui devient à son tour parlant au tournant des années 1930, mais dont l'image est souvent brouillée par la fumée qui s'échappe du tuyau du poêle qui assure le chauffage de la salle…

… La guerre voit la suspension de l'activité Cinéma.

Le 21 octobre 1945, l'activité recommence avec une salle remise en état et une cabine rénovée avec la mise en service de deux appareils neufs disent les chroniqueurs de l'époque.

C'est l'été 1960 :  Pour répondre aux demandes de confort de plus en plus nombreuses des spectateurs, la salle est fermée et reconstruite dans sa configuration actuelle avec gradinages et sanitaires incorporés en sous-sol. L'inauguration des nouvelles installations eut lieu le 9 avril 1961, c'était l'année du soixantième anniversaire de l'association…


1961 – 2000

En 1970 il restait encore une quinzaine de salles dites de quartier sur Nantes. Seul le cinéma Bonne-Garde a su résister, cela révèle donc une période d'environ 30 ans, marquée par des moments d'innovation.

1972, le Bonne-Garde est à l'origine d'une opération baptisée "L'école au Cinéma" qui propose des films plus ardus à destination d'un public scolaire, du primaire au lycée selon les sujets. Cette initiative verra des "bataillons" entiers de scolaires encadrés de leurs enseignants se cultiver au contact du septième art. Elle a certainement permis au cinéma de perdurer et de lui donner une image "Art et Essai". A l'époque, le plus dur est de trouver des bénévoles pour projeter à 9h le matin ou à 14h l'après-midi. Cette initiative a perdu de son impact à mesure que les salles commerciales s'y sont intéressées et surtout dans la mesure où elle a été amplifiée par les pouvoirs en place : Cin'Ecole, Collège au Cinéma, Lycéens au Cinéma, qui sont traités à l'échelon national et où la répartition est faite autoritairement dans les salles.

En 1975, le cinéma se dote d'un appareil unique qui simplifie grandement le travail des projectionnistes. En 1980, première transformation, la moitié centrale de la salle se voit dotée de fauteuil recouvert de nylon marron au lieu du skaï rouge. En 1985, le restant des fauteuils est changé, les murs sont habillés de tissu et de moquette tendue, les luminaires sont adaptés au goût du jour et le plafond est surbaissé. Le cinéma n'oublie pas la technique non plus puisqu'il est d'une des premières salles associatives à s'équiper du son Dolby stéréo.

En 1990, c'est le hall d'entrée qui est refait, la façade qui est rajeunie et l'écran est agrandi puisqu'il "sort" de la scène et devient enroulable pour permettre la continuité des activités théâtrales.

Un projet de deuxième salle, avorté en 1997, pourrait bien resurgir prochainement.

A partir de novembre 1998 le cinéma propose les films en Dolby Digital, c'est-à-dire la qualité du son numérique, mais sans l'accompagnement du C.D. spécial. C'est toujours la bonne vieille bande son optique de la pellicule qui est utilisée.


Actuellement

Depuis septembre 2001, les spectateurs qui fréquentent le Bonne-Garde peuvent se targuer de s'asseoir dans la salle la plus "neuve" de Nantes puisque durant l'été, l'intérieur a été complètement refait : nouvel habillage des murs, changement des luminaires, nouveau gradinage dans la partie supérieure avec suppression d'une rangée de sièges pour améliorer le confort des spectateurs, nouveaux fauteuils, nouveaux coloris et UNE PROGRAMMATION DE PLUS EN PLUS RAPIDE DES FILMS.

 

VENEZ ET VOYEZ PAR VOUS-MÊMES !!!

Retour haut de page

retour page d'accueil du site